dimanche 30 mars 2008

Il se demanda à quoi elle allait bien pouvoir leur servir. C’était un créateur, rien de plus. La pluie s’était calmée. Par son isolement, il parvint à dénicher des idées joviales et optimistes. C’était peut-être un créateur d’idées après tout, avec ses manières. Il avisa la grande mécanique et s’installa dedans pour voir quel effet ça faisait.

mercredi 26 mars 2008

Ils allaient venir la chercher demain.

vendredi 21 mars 2008

Il trafiqua le duplicateur de vitesse et posa une bâche sur la partie en bois. Il n’aurait su dire quelle heure il était, ni comment passait le temps. C’était un temps d’atelier avec quelques références solaires, des critères lunaires au-dessus du vasistas et des ombres profondes. Il était entré dans le monde adulte en souriant à un couple de quinquagénaires qui passaient dans la cour. L’existence faisait une pâte.

jeudi 20 mars 2008

Un matin, il actionna la manette. Un grondement se fit entendre puis une sorte de couinement.

mercredi 19 mars 2008

Il y eut semble-t-il, un ralentissement de perspectives. La machine était toujours là. Pour se donner bonne mesure, il s’alluma une cigarette (il ne fumait pas). Il avait dormi sur le vieux canapé du fond, tout habillé. C’était un créateur.

mardi 18 mars 2008

C’était une promesse faite de boulons, de vis, de clous et d’électricité, d’huile et de cadrans. Quand on se penchait dessus et qu’on reniflait, on pensait tout de suite à ces odeurs de vieilles machines à écrire. Il tourna autour et vérifia la présence des condensateurs et des fusibles. Un rayon de soleil perla sur l’établi.

lundi 17 mars 2008

Les éclaircies succédèrent à la pluie. Plus tard, dans la soirée, ce fut le contraire. Trônant au milieu de son atelier, la machine le dévisageait, impassible et silencieuse. Il pensa qu’à force de l’observer, il pourrait peut-être lui donner vie. Il se fit un café puis vérifia la batterie et le niveau d’huile, sur le côté, à droite de l’ampoule. La machine devait être prête pour le lendemain. Ils viendront la chercher, enfin…c’est ce qu’ils avaient dit au téléphone.

dimanche 16 mars 2008

16.03.08
Il tira doucement la ficelle et fit jouer la poulie sur son axe. Il s’assura que le mécanisme entraînait bien la courroie du centre et que la vis avait bien été placée puis appuya sur le ressort. Ses mouvements devenaient eux-mêmes mécanisme comme si la chair avait troqué sa chaleur contre le froid du métal. Ensuite, il relia l’ensemble à un ensemble beaucoup plus vaste. Il avisa un marteau sur l’établi et planta trois clous : l’un au-dessus du cadran principal, l’autre à quelques centimètres de la poignée, le dernier enfin, près de la roue.